Interview en coulisses

LES MAINS QUI SE CACHENT DERRIÈRE LE TANNEUR

 

En coulisses, dans nos Ateliers, nos artisans maroquiniers passent des heures à effectuer
à la main toutes les étapes nécessaires à la fabrication de nos sacs.
À 60 ans, Maria, référente piquage, fait partie de ces artisans d'exception.
Pendant 43 ans, Maria a contribué à faire de notre nom
un représentant du savoir-faire français.

Pour nous, elle a pris le temps de nous relater son expérience chez Le Tanneur,
ses fiertés, ses souvenirs… Retour sur 43 ans de carrière.

 
Le Tanneur
Le Tanneur

« Mon métier, c’est apprendre,
réaliser, et transmettre. »

« Mon métier, c’est apprendre,
réaliser, et transmettre. »

Assise à ce poste de travail qui est le sien depuis plus de 40 ans, Maria, référente piquage, garde un œil sur la nouvelle recrue. « Je surveille ce qu’elle fait, son travail. Comme elle démarre, elle n’a pas encore toutes les connaissances. C’est mon rôle ici, je forme les nouvelles venues sur les machines, et pendant qu’elles piquent, je monte les articles. »

Maria a commencé à travailler dans les ateliers Le Tanneur à tout juste 17 ans. Travailler chez Le Tanneur, après tout, est une histoire de famille : « C’est mon papa qui a demandé à ce qu’on m’embauche. Lui travaillait à Le Tanneur comme maçon. Vu que j’avais 16 ans et qu’il fallait travailler, il a demandé s’il y avait une place pour moi, et le lendemain j’ai commencé ! ».

 

Maria aussi a eu une référente à ses débuts, qui l’a beaucoup aidée à l’époque : « Une dame m’a prise son aile au piquage comme il manquait des piqueuses. Elle m’a formée et comme c’était ma passion, c’est rentré facilement. » Aujourd’hui, c’est elle qui prend en main les nouveaux arrivants et leur enseigne ce savoir-faire maroquinier : « Mon métier, c’est apprendre, réaliser, et transmettre. Je suis fière d’avoir beaucoup appris et de pouvoir transmettre cela à la prochaine. C’est ma passion. »
Une passion au service d’une expertise qui n’est pas facile à maîtriser et demande beaucoup d’exigence. « Parce que ce n’est pas toujours évident. Le cuir, c’est un travail beaucoup plus délicat [que le textile par exemple], il faut y aller doucement et avec précaution, et c’est cela qui me plait ; la réflexion. ».

Le Tanneur